Dans la continuité des incroyables révélations du dernier film d’Oleg de Normandie, que nous vous invitons toutes et tous à voir et à revoir, restons dans la Renaissance. Cette période, qui fait suite aux guerres et à l’inquisition avec ses buchers, nous rappelle la nouvelle vie qui suit le Ragnarök, et ce n’est peut-être pas si innocent.

Avant de passer au vif du sujet, nous vous prions de bien attacher vos ceintures, car cela risque fort de déménager. En route pour la vallée de la Loire, en l’an 1519, le 2 mai. Toute la ville royale d’Amboise est en deuil à l’annonce de la mort du grand Léonardo Da Vinci qui vient de pousser son dernier soupir à l’âge de 67 ans. Son bienfaiteur, le roi François 1er, est devenu extrêmement proche de Léonard, qui lui aurait transmis les secrets de l’architecture italienne, et dont le roi aurait pu s’inspirer notamment pour la construction du château de Chambord, mais chut, pas de spoil pour celles et ceux qui n’ont pas encore vu le film. Ce château dont la construction débute d’ailleurs l’année de la mort de Léonard de Vinci.

Il est alors inhumé dans la chapelle de la collégiale Saint Florentin, au cœur même du château royal d’Amboise. Mais l’histoire ne s’arrête fort heureusement pas là, car le château et la collégiale se délabrent après la révolution, et ce n’est qu’en 1863 que l’homme de lettres Arsène Houssaye, entreprend des fouilles au château royal d’Amboise et retrouve les restes de Léonard de Vinci. Il est important de faire un petit arrêt sur image sur ce personnage secondaire de l’histoire, pour bien comprendre la suite. Entre 1849 et 1856 Arsène Houssaye est nommé administrateur général de la Comédie-Française, où il fait entrer les pièces de Victor Hugo, d’Alexandre Dumas père, d’Alfred de Musset de François Ponsard ou de Léon Gozlan. A cet instant, les fervents lecteurs d’Oleg de Normandie, commencent à retrouver un nom connu, Victor Hugo, l’hermétique odinique.

Arsène Houssaye

Il se trouve qu’Arsène Houssaye, tout comme l’a fait Hugo dans son livre Notre Dame de Paris, va nous faire une révélation spectaculaire en choisissant de transférer les ossements de Léonard de Vinci, dans une autre chapelle située dans l’enceinte du château royal, la chapelle Saint Hubert. Saint Hubert, saint patron des chasseurs dans la mythologie chrétienne, est en réalité le dieu Wotan, autre nom du Dieu Odin. Ce parallèle est très clairement expliqué dans cet article sur la chasse furieuse. (https://lecheminsouslesbuis.wordpress.com/2011/11/10/la-chasse-furieuse/). Il se conclut ainsi :

« Saint Hubert, chasseur invétéré, se serait converti à la vue d’une croix entre les bois d’un cerf, certains disent « le jour de Noël », tous ces indices, la passion de la chasse, un dieu-cerf, la période solsticiale rappellent des croyances païennes bien antérieures au christianisme et peuvent se rapporter au thème de la chasse sauvage: Hubert étant le prototype du « chasseur sauvage converti » pour la sauvegarde des âmes, tandis que la Chasse Sauvage, elle, est le cortège des non-convertis, des « damnés », des paysans et soldats restés fidèles à la foi traditionnelle. La survivance du mythe odinique aurait donc servi là encore de base à une christianisation péjorative du thème en question. »

L’ajout d’une croix entre les bois du cerf n’est pas sans rappeler l’ajout de croix sur nos menhirs, pour les « christianiser ».

Chapelle St Hubert du château d’Amboise

Faisons le tour de cette dernière demeure de Léonard de Vinci. Sur chacune des 3 faces, avant, gauche et droite, nous retrouvons l’un des triangles d’Odin, tant et si bien que les trois réunis forment le nœud des braves (Valknut), la dernière demeure de Léonard de Vinci est Odinique. Cette chapelle, réalisée par des maîtres architectes flamands dans le style gothique flamboyant, présente une quantité incroyable de Tricercles, figurant les 3 nornes et le triskèle. Cerise sur le gâteau, la chapelle se dote d’une flèche semblable à celle de Notre Dame de Paris, à cet heureux détail près qu’elle est toujours présente à ce jour. Cette flèche qui figure l’arbre Yggdrasil, est ornée de quatre paires de bois de cerf, figurant Dain, Dvalin, Duneyr et Durathror, les quatre cerfs qui mangent les feuillages de l’arbre monde Yggdrasil. (voir Edda de Snorri chapitre 16).

La question qui vient tout naturellement à la suite de cet exposé, Léonard de Vinci était-il odinique ?

Un premier élément de réponse, qui va dans ce sens, est le refus de Léonard de s’exprimer en latin, qu’il savait certainement lire, mais ne parlait pas. Il parlait essentiellement le toscan, langue héritée des étrusques, preuve de son rejet de l’hégémonie romaine puis vaticane. Il faut également se souvenir que les Normands, descendants directs des Vikings, ont régné plusieurs décennies sur la majeure partie de l’Italie, capturant même le pape Léon IX et laissant de nombreuses traces, comme les runes gravées dans le Lion du Pirée à Venise.

Le lion du Pirée de Venise

Mais alors, pourquoi Léonard de Vinci aurait-il peint tant de tableaux représentant des personnages bibliques, s’il était odinique ? Rappelons-nous tout d’abord qu’il a vécu en Italie juste après l’inquisition et que contrairement à la France, l’Odinisme n’y était pas toléré. C’est donc pour gagner sa vie et par obligation qu’il fit des tableaux chrétiens. Mais Léonard est célèbre pour sa pratique de l’hermétique et du codage de ses œuvres, vraisemblablement afin d’y dissimuler sa véritable pensée.

Nous allons étudier deux de ses œuvres, en commençant par la plus méconnue, “La Vierge à la Source”, qui nous met sur la piste odinique des tableaux de Léonard de Vinci. Ce tableau fut retrouvé vers les années 1870, au-dessus de la cheminée d’une ferme en région angevine où il avait été caché pendant la terreur révolutionnaire qui servit aussi d’Inquisition. Il provenait du Château du Verger, bâti par Pierre de Rohan, où il aurait été offert par François 1er à son hôte qui l’avait accueilli. Cette œuvre, attribuée à Léonard de Vinci par un collège d’experts, aurait été peinte en Italie par le maître, comme en attestent les œuvres de Luini, Oggione, Beltraffio et Conti. (source magazine Atlantis n°29-30)

La vierge à la source, de Léonard de Vinci

On remarque d’abord que la vierge est avec deux jumeaux, il ne s’agit donc pas de Marie et Jésus. Puis il faut tout s’intéresser à l’arrière-plan, qui nous montre un grand arbre, planté sur un rocher, d’où jaillit une source. (Cette composition se retrouve également dans un tableau plus célèbre, La Vierge au Rocher, dont l’original se trouve à Paris). Cela ne peut-être que l’arbre Yggdrasil, le frêne aux trois racines reliant Ásgard, le monde des dieux Ases, Midgard, le monde des humains et Niflheim, le monde des morts. Chez les dieux, la racine de l’arbre est plongée dans la source d’Urd, la vierge qui tisse le passé, c’est ce que représente le tableau de Léonard de Vinci. Urd est l’une des 3 Nornes, 3 vierges qui tissent le passé, le présent et le futur. Le mont rocheux derrière Yggdrasil, est la montagne Himinbjörg du dieu Heimdall.

Les deux enfants roux représentés pourraient être les jumeaux Freyr et Freya, dont la mère est Nerthus, une déesse qui symbolise la Terre, ce qui expliquerai pourquoi elle n’est pas représentée sous forme humaine. Ce serait donc la vierge Urd qui garde les enfants de Nerthus. On est ici bien loin du monothéiste qui réserve tous les honneurs au masculin sacré exclusif.

Observons maintenant un tableau extrêmement plus célèbre, qui se trouve aujourd’hui à Abu Dhabi, après avoir été acheté 450 millions de dollars, par Mohammed Ben Salmane.

Le Salvatore Mundi, de Leonard de Vinci.

Le Salvatore Mundi, ou christ tout puissant dissimule dans la représentation de Jésus, donc dans le divin, un visage à la fois masculin pour son coté droit et féminin pour son côté gauche, figurant ainsi les polarités féminin-sacré et masculin-sacré. En cela, il ne respecte pas le principe monothéiste chrétien et constitue donc un blasphème pour la mythologie chrétienne. Léonard de Vinci ouvre ainsi une nouvelle brèche vers l’odinisme en figurant les deux polarités de la Tradition Primordiale Odinique. Ensuite nous avons la Trinité évoquée par les 3 étoiles représentées par des points sur le globe de verre, elle ne serait donc pas une trinité monothéiste (père-fils-saint esprit) mais plutôt une Trinité Odinique incluant les polarités et le féminin sacré (père-mère-fils). Qui plus est, Léonard semble avoir laissé volontairement la possibilité d’interpréter que ces 3 étoiles pourraient très bien être celles de la Petite Ourse, constellation polaire sacrée du druido-odinisme, figurant le sommet de l’arbre cosmique Yggdrasil. La petite ourse symbolise l’ours mais elle est aussi très souvent figurée par un char qui tourne autour de l’axe du monde, comme le char de Freyja tiré par ses deux chats, ou encore char de Thor tiré par ses deux boucs… Bref rien de très chrétien dans tout ça !

La déesse Freya sur son char céleste “la petite ourse”

Voilà, nous espérons que ce premier article vous aura plu car d’autres suivront bientôt.

Louarna de Lutétia et Lug de Tullum, pour la Team Odin.

Avec la participation d’ODN

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